Gueules de Bois, Brignac du 4 au 27 juillet 2008

A y regarder de prés, le bois a souvent de la gueule…Mais il n’en a jamais autant que lorsqu’un artiste comme BRIGNAC le fait parler !  Art singulier, esthétique du coup d’œil, collage, montage, peinture, bas-relief ou marqueterie…autant d’étiquettes que l’on pourrait facilement apposer aux tableaux de l’artiste sans pour autant parvenir á refléter leur douce originalité.

            Ne á Paris, Thierry de VILLOUTREYS de BRIGNAC s’est installe au cœur des collines tarnaises il y a une dizaine d’années.  Psychothérapeute spécialisé dans l’hypnose, c’est au moment ou il quitte son lieu de travail pour rentrer chez lui que le bois s’invite dans ses pensées et lui offre une nouvelle respiration.  Sur la route d’abord, quand de sa voiture il balaie du regard les bords de fossés, les champs et forets, a l’affut du morceau de châtaignier ou de frêne qui lui manque pour terminer le tableau en cours.

            Chez lui ensuite, quand il rejoint son atelier et ses « gueules de bois »… Lá, la poésie des lieux s’accorde á celle de la matière, le bois qu’utilise l’artiste a son vécu, fait de rencontres amicales et d’aventures naturelles.  Car BIRGNAC ne retouche jamais les teintes du bois qu’il travaille, il les assemble pour leur donne rune harmonie.  Tel bleu est né du sulfate de cuivre utilisé dans les vignes, tel vert de la mousse d’un vieux toit de poulailler, tel rouge enfin, est peut-être ce qui reste du passage á la maison d’un ami bricoleur qui a négligemment essuyé son pinceau âpres avoir repeint les volets de la maison… Il y a aussi les couleurs contenues dans la nature-même du bois : celles-là nous content une histoire que l’artiste a sui écouter, puis interpréter et transmettre. Un bout de volige, une latte de tonneau, et c’est toute une personnalité qui s’exprime soudaine á travers des paysages aux perspectives ouverts.(…)

            Les tableaux de BRIGNAC,  épurés mais bavards, parlent autant de l’artiste que de nous-mêmes.  Il y a quelque chose de brut, de primitif dans ce qu’ils viennent toucher de notre sensibilite  et, au-delà de leur vertu artistique ils sont finalement écologiques…N’a-t-on pas affaire ‘a une belle technique de recyclage ? (…)

 


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